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Bangkok, la cité des Anges
Vous pouvez aimer Paris pour son romantisme? Rome pour son histoire,New york pour Manhattan,Sydney pour sa baie.Mais Bangkok? Peut on aimer Bangkok,cette mégapole surpeuplée et étouffante ,embouteillée et polluée.Bangkok et son urbanisme sauvage,ses milliers de terrains vagues-poubelles,ses bidonvilles,ses squelettes hideux de gratte ciel inachevés,ses voies rapides qui mutilent son coeur,son bruit aliénant,sa puanteur en suspens,sa laideur uniforme.Cité des Anges? Mais de quels anges parle t'on? Venise de l'Orient? Et ses canaux- égouts? difficile alors d'imaginer ce Bangkok au tournant du siècle dernier ,clairsemée de beaux jardins,de grandes demeures colonniales ,tournées vers le Chao Praya,de pagodes royales,de klongs ou vivaient ,commerçaient ,se baignaient les habitants.Comment ,un siècle plus tard,expliquer que Bangkok a encore une ame,à défaut de visage.
Qu'il est possible de s'y attacher au point de ne plus pouvoir la quitter! Qu'elle risque de vous rendre cyclothymique mais pas forcément fou.Que sa beauté se révèle suivant un long processus d'assimilation dont le ressort est moins l'adaptation à un environnement hostile(le tolérer est à peine suffisant)que l'accoutumance au bien etre mental lié à une certaine qualité de la vie,un sentiment palpable de liberté,de bien-etre individuel et collectif.
Qu'il se cache à Bangkok un état d'esprit,une vie en mouvement perpétuel,"comme une grande maison ou il se passe des choses,ou des gens se rencontrent" a dit un jour Thanakom Pongsuwan,le réalisateur de Fake.